Le formidable Curcuma


LE CURCUMA – Curcuma longa (famille des Zingiberaceae)

Épice considérée comme sacrée en Inde, le curcuma est utilisé depuis de nombreux siècles en médecine ayurvédique et chinoise. Plusieurs études scientifiques ont confirmé ses effets bénéfiques sur la santé. Nous allons ici aborder quelques une de ses propriétés parmi toute sa palette thérapeutique.

DESCRIPTION :

Surtout cultivé en Inde, le curcuma est une grande herbacée de 60 à 100 cm de haut qui pousse dans tout le sud-est asiatique. Il présente de longues feuilles lancéolées et des fleurs jaune pâle ou rose regroupées en épi terminal. On utilise principalement son rhizome tuberculeux qui dégage une agréable odeur et qui présente une coloration orange quand on le coupe. Réf.1

COMPOSES ACTIFS :

Les principaux composants contenus dans le rhizome sont des hydrates de carbones, une oléo-résine, une essence aromatique et des « curcuminoïdes ».

Ces derniers composés sont des pigments de couleur jaune-orangée dont le composé le plus actif est appelé « la curcumine ». Ils ont la particularité de ne pas se dissoudre dans l’eau mais sont solubles dans les lipides. Ils ne sont pas sensibles à la chaleur mais craignent l’exposition à la lumière. Réf.2

PROPRIÉTÉS THÉRAPEUTIQUES :

Le curcuma est un puissant anti-oxydant qui est classé à la troisième place selon l’indice ORAC. (Cet indice permet de mesurer le pouvoir anti-oxydant des aliments). Réf.3

Comme de nombreuses épices, il agit au niveau des troubles de la digestion en stimulant la sécrétion gastrique. Il est aussi utilisé comme stimulant du foie et de la vésicule biliaire. Il peut être indiqué en cas de maladie hépatique ou d’ictère grâce à son action hépato-protectrice. Réf.4

Il présente, de plus, une forte activité anti-inflammatoire en bloquant la synthèse des cytokines, molécule responsable de l’inflammation. De nombreuses études ont confirmé cette activité anti-inflammatoire due à la présence de curcumine sur des inflammations aiguës et chroniques avec un spectre d’action assez large : elle peut être utilisée pour calmer les inflammations au niveau du dos et des articulations, mais aussi sur la sphère digestive et intestinale. Réf. 5

En outre, le curcuma présente une activité intéressante en prévention des cancers car il est anti-mutagène (il empêche la mutation des gènes qui est responsable de processus cancéreux) et aussi en complément des traitements anti-cancéreux (radiothérapie et certaines chimiothérapies) car il régule de nombreux mécanismes immunologique impliqués dans la cancérogenèse. Réf. 6

EN PRATIQUE :

Dans l’alimentation, vous pouvez consommer régulièrement du curcuma à raison d’une cuillère à café rase chaque jour (ce qui correspond environ à 3 gramme de curcuma).

Pour avoir un effet vraiment bénéfique sur la santé, le naturopathe Christophe Bernard conseille de le prendre en association avec du gingembre (car il a une action synergique avec le curcuma), avec du poivre (car il permet d’augmenter sa disponibilité dans l’organisme) et avec des lipides (car les curcuminoïdes sont solubles dans l’huile) avec les proportions suivantes :

9 proportions de curcuma + 5 proportions de gingembre + 1 proportion de poivre à mélanger dans une base huileuse. Pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter le site internet : www.altheaprovence.com

Pour avoir une activité anti-inflammatoire, vous devez choisir des gélules dosées à plus de 200 mg de curcumine.

Réf. 1 : »Secrets de plantes pour se soigner naturellement », Michel Pierre et Michel Lis, Édition Artémis, 2014

Réf. 2 : « Le petit Larousse des plantes qui guérissent », Gérard Debuigne et François Couplan, Édition Larousse, 2014

Réf. 3 : http://www.lasantedanslassiette.com/au-menu/dossiers/les-antioxydants/indice-orac.html

Réf.4 : « Les incroyables vertus du curcuma », Alessandra Moro Buronzo, Édition Les Maxi Pratiques, 2011

Réf.5 : « D’ici et d’ailleurs, les plantes qui guérissent », Sophie Lacoste, Édition Repères-Santé, 2004

Réf. 6 : « Cancer, un accompagnement qui change tout », Dumas Alain et Ménat Eric, Édition La Source Vive, 2015