L’incontournable de l’hiver : l’échinacée


Echinacée pourpre (photo de Christophe Bernard – site Altheaprovence)

L’Echinacee pourpre – Echinaceae purpurea

(famille des Asteraceae)

Il existe de nombreuses espèces d’échinacée mais les 2 qui présentent le plus de propriétés thérapeutiques sont :

l’échinacée pourpre (Echinacea purpurea) : c’est celle que nous allons étudier,

l’échinacée angustifolia (Echinacea angustifolia) : elle présente le même type de propriété que la précédente, la différence vient du fait qu’elle est plus difficile à cultiver.

 

DESCRIPTION :

Cette plante herbacée, originaire des Etats-Unis, se cultive facilement dans nos jardins. Ses tiges dressées pouvant atteindre 1 mètre de hauteur ont de larges feuilles dentées et de grandes capitules solitaires. Cette inflorescence comprend de nombreuses petites fleurs tubulées pourpre foncé, entourée d’une ligne de ligules (prolongement de la corolle) roses souvent retombantes.

Réf. 1 : « Le petit Larousse des plantes qui guérissent », Gérard Debuigne et François Couplan, 2014.

 

PRINCIPAUX COMPOSANTS :

Les parties souterraines contiennent des polysaccharides, des alcaloïdes, une essence aromatique et des composés alkylamides qui posséderaient des propriétés antibiotiques.
De manière traditionnelle, la décoction et la teinture de la racine sont employée pour stimuler les défenses immunitaires lors d’agressions bactériennes et virales, en particuliers dans le traitement et la prévention des grippes et des rhumes.

Réf. 2 : « Encyclopédie des plantes médicinales » , Edition Larousse, 1997.

 

PROPRIÉTÉS :

Une étude de 2012 a permis de montrer les différentes activités de l’échinacée pourpre :

  • elle neutralise les virus et les bactéries responsables d’infections respiratoires,
  • elle diminue l’inflammation au niveau des tissus respiratoires infectés par un virus,
  • elle stimule l’immunité en augmentant le nombre de globules blancs (cellules qui agissent au niveau de la défense de l’organisme) et permet une meilleure phagocytose (destruction) des agents pathogènes.

Réf. 3 : Hudson JB. “Applications of the phytomedicine Echinacea purpurea (Purple Coneflower) in infectious diseases”. J Biomed Biotechnol.2012;2012:769896. Epub 2011 Oct 26.

 

UTILISATIONS :

 

L’echinacée peut être pris dans les situations suivantes :

  • en prévention des affections hivernales : faire alors une cure de 15 jours par mois en début d’hiver,
  • en traitement curatif dès les premiers symptômes pseudo-grippaux ou de rhino-pharyngite pendant 1 semaine,
  • en prévention chez les personnes porteuses de pathologies infectieuses chroniques ou récidivantes (bronchite ou sinusite chronique, herpès ou cystite récidivante …) : faire alors une cure de 15 jours à 3 semaines maximum, à renouveler si besoin en cas d’infection importante.

Cette plante peut être utilisée sous forme de solution buvable (SIPF : Suspension Intégrale de Plante Fraîche ou Macérat Glycériné), ce qui permet de conserver la totalité de tous les composants qui agissent en synergie.

Il existe aussi des comprimés d’extrait secs qui peuvent être intéressants, mais il faut alors prendre au moins 400 mg d’extrait secs par jour pour avoir un effet bénéfique.

Réf.4 : Millet Fabienne, Berger Sioux, « Ma petite herboristerie », édition Marabour Référence, 2013.

 

CONTRE INDICATION :

Il existe une contre-indication commune aux échinacées : ce sont toutes les maladies liées au système immunitaire (tuberculose, collagénose, sclérose multiple, leucémie, sida et autres pathologies auto-immunes …)

Elle est aussi contre-indiqué pour les femmes enceintes et allaitantes et chez les personnes allergiques aux plantes de la famille des Asteraceae.

Elle est déconseillée aux enfants de mois de 12 ans et doit être utilisé avec prudence chez les personnes qui présente un terrain allergique.

Réf.5 : Ollier Cahntal, Le conseil en phytothérapie, édition le Moniteur, 2014.